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11.06.2008

et le temps passe!

Je veux tailler dans ton corps

Une porte pour l'éternité

Avec un grand couteau de glace,

Un morceau de verre affuté

Du grand miroir où l'homme voit

Ses premières rides le bouffer,

Ses dernières dents s'entartrer

Sa barbe le givrer de blanc

Et sa chair s'affadir

Ses yeux retomber, sa bouche suspendre, ses veines sortir, ses mains s'encrocher, ses plis s'appartenir;

Et par cette grotte subtile,

Je voudrais m'échapper

Pour ne plus revenir

Sur ce sol infertile

Où les grands imbéciles

Ne peuvent s'avouer.

 

Parthenay, juin 08.

Commentaires

les ravages du tmps sur nos pauvres corps éphéméres. Magnifique !

Ecrit par : castor | 13.06.2008

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