« 2008-05 | Page d'accueil
| 2008-05 »
09.05.2008
Tout ce qu'il y a dans ce poème
Il y a dans ce poème plus d’ivresse que dans tous les flacons d’eau de neige fondue entre tes mains, plus de chaleur qu’un braséro l’hiver où brûlent les chansons qu’écrivent les serpents de leur main inventée, plus de couleurs que dans l’œil du bouillon où flottent les légumes, les bateaux, les cadavres, le pétrole et les fous jusqu’aux genoux, jusqu’aux cailloux, jusqu’au bijou.
Oui, il y a ici plus d’ amour que dans toutes mes lettres, écrites à chaque instant sur le papier toilette de mon cabinet noir, plus de mots que tous ceux prononcés lors du sommet mondial des lapins turcs végétariens, plus de voyage qu’avec tout inattendu trolleybus de fumeurs de jambon à l’arrêt « bout-filtre du monde ».
Que dis-je ? On trouve ici plus de sens que dans un dictionnaire tout en transylvanien des prénoms de notaires qui finissent en « ul ». Bien plus de rythme aussi que sur une autoroute couverte de moquette, fut-elle rouge ou fut-elle verte ! Et bien plus de musique que dans n’importe quel bluetooth retrouvé sur le green de chez Axelle Red !
Plus de force encore que la pluie, l’averse et cet orage de larmes et de champagne, d’aspirines et d’enclumes qui parfois assassine les soirs de plein soleil ; Plus de vérité blanche que tous les discours mornes des oiseaux mensongeurs mi-songeurs, migrateurs, fonctionnaires du rêve en nichoirs automates.
Plus de quiétude, enfin, que tout estomac flasque attrapé et farci de quotidien urbain.
Il y a dans ces lignes plus d’images (bien plus !) que dans n’importe quel poste de télévision.
Verviers, mars 08.
09:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


