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05.05.2008

je n'attends plus rien de toi, que toi.

Prends soin de laisser ton épais manteau de désir doublé d’attente au vestiaire des hommes, et file une pièce à l’ouvreuse aux trop grands seins. Et lorsque tu te sentiras prêt, pénètre dans la grande salle vide, le théâtre aux mille balcons d’où l’on peut voir de mille points de vue différents, le grand spectacle du monde en feu. Un siège t’y est réservé.

Avant que le rideau ne s’ouvre, pense à jeter un coup d’œil en coulisse : côté jardin, c’est l’infini d’un temps passé, d’enfance et d’apprentissage, d’indifférence appelée sage. Et côté cour, l’infini de notre avenir. Le désordre y est tel (masques, melons, figures, vélos, tambours, armures) que nul ne sait s’y reconnaître.

Trois coups sur le plancher.

Le rideau s’ouvre.

Trouve ta place.

Le bonheur, c’est ici et maintenant. 

 

Teuven, fév. 08