« deux d'entre mes mains | Page d'accueil | Trois cent pieds »

23.04.2008

l'ombre du voyageur

Le voyageur laisse traîner derrière lui son ombre. Chaque ville qu'il traverse se tache de clartés, s'éclaire de noirceurs. Et là où il a posé ses yeux, comme des oiseaux migrateurs, bien plus légers que la plume, un miroir a été volé. Une fois chez lui (s'il existe un petit chez lui autre que l'univers entier), une fois chez lui, disais-je, il traduit en mosaïque de mots, d'odeurs, d'images, de paupières et de soupirs la route de son voyage aux oreillers des visiteurs.

Verviers, février 08.

Ecrire un commentaire