30.11.2009
pour qu'il reste un peu de moi
Pour qu'il reste un peu de moi
Je laisserai la fenêtre
Ouverte et sur le miroir
Une trace de mes lettres.
Nov 2009.
17:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
24.11.2009
la langue des poètes
Je mourrai de guerre
(Le savais-tu ? Le savais-tu ?)
Et je mourrai idiot.
Ignorant tout de l’art de tuer.
Un char me passera sur le corps
Et ca fera un grand
« SCRNOPRTUSNILZTSCHAK »
(Quatre syllabes qui n’existent pas en français)
Je mourrai de vent
(Le savais-tu ? Le savais-tu ?)
Et je mourrai idiot.
Ignorant tout de l’art de t’aimer.
Un cerf-volant m’emmènera,
Puis je pourrai tomber
Et ca fera un grand
« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAKRNAK »
(Deux syllabes qui n’existent en aucune langue)
Je mourrai de silence
(Le savais-tu ? Le savais-tu dans ta science?)
Et je mourrai idiot.
Ignorant tout de l’art de décéder.
Seul au milieu de l’Antarctique,
Gelé, cassé, brisé, ca fera un grand
« ________________________________________ »
De ces mots qui n’existent qu’en la langue des poètes.
Nantes, oct 09.
22:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
23.11.2009
je ne dormirai pas
Je ne dormirai pas
Je n’dormirai jamais
La nuit est trop inquiète
Les loups courent dans la plaine,
Un caleçon de laine leur étreint les deux hanches
Ils courent, ils courent, ils courent, la salive à la gueule
Et des chevaux de sable aux crinières dorées s’envolent de la plage comme des femmes larges
La lune a encore soif
Elle n’est pas assez ronde
Je ne dormirai pas tant que ces femmes douces n’auront pas toutes été se baigner dans l’eau froide (m’entendez-vous ?), tant que ces hanches pleines n’auront pas vu l’écume (m’entendez-vous ?), la vague haute, la marée et le flot, et le filet des mains qui tentent d’être chaudes.
M’entendez-vous ?
Tant que l’horizon lent ne sera pas ici, ne me touchera pas de son doigt bleu d’azur, et que ma faim avide de connaître le monde ne t’aura pas captive (m’entendez-vous ?) touchée (m’entendez-vous ?) couchée (m’entendez-vous ?) mouchée (m’entendez-vous ?) de mon mouchoir, de ce maillot de laine qui étreint mes deux hanches.
Un jour, une nuit de cristal,
Une aube de velours,
Ou bien un crépuscule,
Je te tiendrai la main et je m’endormirai.
Verviers, sept 09
19:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie


